Regards

Écriture filet

Il écrit, il décrit, il écrit, il rapporte, il lance le crayon et le laisse partir au loin, rapporter ce qu’il n’ose pas aller chercher lui-même. Tiens, le voilà parti, le voilà lâché, c’est un état agréable, qui coule, quand le cerveau dicte son rythme à la main ou au clavier...

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La gare routière

À peine franchie la porte de la gare routière, il replonge dans des souvenirs, retrouve des odeurs, des sons : la voix des annonces de départ ou d'arrivée des autocars. Des départs stressés lui reviennent en mémoire, des arrivées chargées d’émotion, de fatigue, d’envie. Au café il va se commander un mocaccino — encore une odeur du passé — tout en étant surpris de ne pas avoir à se rendre immédiatement après à la porte des départs vespéraux pour Québec ou à celle des petits matins pour Magog.

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L'escalier

Les pas sur le tapis ne laissent passer aucun son, étouffés. L’escalier est large, aux degrés de pierre ou de marbre; à chaque contre-marche, une long tube doré, décoré à chaque extrémité d’une pointe d’ornement, force le lourd tapis à épouser au plus près la montée des marches.

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Un nouveau manteau?

— Tu m’avais pas dit qu’elle voulait acheter un nouveau manteau ? »

Lancée d’un trottoir bondé sous un rayon de soleil d’automne et attrapée au vol, la phrase interrogative poursuit son chemin dans ma tête. « Qui peut bien vouloir savoir où en est le projet d’acheter un nouveau manteau par une troisième personne, absente de la conversation, projet qui avait donc été annoncé à l’avance ? » me demandé-je en continuant à marcher.

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Un Pleyel

Piano Pleyel 1849

De passage à Metz, j’ai été invité à visiter la maison étrange d’un ami, qui héberge outre quelques clavecins, des estampes japonaises du début du 20e siècle, quelques violes de gambe — qu’il fabrique et dont il joue —, un piano Pleyel de 1849 ! Dans une petite salle de concert aux murs décorés de tableaux nébuleux et remplie de chaises hétéroclites, juché sur une petite estrade, en bois clair vernis, il trône seul.

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Nos vaisseaux de pierre

Lumières proches du solstice d'été à Ste-Marie-Madeleine de Vézelay

Arrivé en France le 15 avril, j'ai assisté en direct, avec un sentiment de tristesse et d’impuissance à la destruction du toit de Notre-Dame de Paris. Huit siècles de présence, de témoignage, de résistance envolés en fumée en quelques heures. Je me suis rendu sur place le lendemain matin pour y constater soulagé que les dégâts s’étaient apparemment limités au toit et à la flèche centrale.

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