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Une épitaphe

Texte de 2008, écrit donc plus de dix ans avant mon infarctus.

Et si j’apprenais que je devais mourir dans quelques mois?

Amusant, l’élagage dans l’allégresse que, semble-t-il, cette idée, encore sans fondement, j’espère, provoquerait dans nos activités : « Désolé les gars, je vais mourir, alors vous comprenez… ».

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La place

– Messieurs, je nous ai réunis aujourd’hui pour nous entretenir des moyens d’investir la place que vous savez. Il n’est plus le temps de tergiverser, ni d’évoquer la nécessaire patience de travaux d’approche. L’audace sourit aux audacieux et… euh… la fortune ricane des… velléitaires et des... procrastinateurs!
– Fort bien, fort bien, Monseigneur. Votre farouche volonté est légitime ainsi que votre envie d’en découdre, toute naturelle. Cependant, voyez-vous, il serait bienséant de nous rappeler la mésaventure de la fois précédente, où nous nous brûlâmes…
– Ce sera différent cette fois!
– L’âme, trop ardente encore…

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Charge nocturne

Dans une banlieue autour de Paris, à Viroflay, minuit passé, sous un éclairage jaune, un jeune homme rentre chez lui. Tout est calme. Perdu dans ses pensées, il ne remarque plus la ville endormie autour de lui, les autres autos ensommeillées à l'arrêt, les devantures éteintes, les rideaux de fer abaissés, les trottoirs déserts, calé qu'il est en mode de pilotage automatique sur la succession des feux tricolores qui rythment son avance...

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Le langage des fleurs, genre

Qui parle encore le langage des fleurs ?
Cette langue qui permettait de dire amour ou condoléances,
Salutations, amitiés, rendez-vous, fidélité, mystère, pardon, bonheur,
Vergißmeinnicht, ne m'oubliez pas,
La couleur et les sentiments,
La pureté du blanc, son raffinement, son élégance,
Ou la discrète délicatesse du violet,
L'ardeur écarlate de la passion,
La lumière du jaune,
La douceur du rose...

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La gare routière

À peine franchie la porte de la gare routière, il replonge dans des souvenirs, retrouve des odeurs, des sons : la voix des annonces de départ ou d'arrivée des autocars. Des départs stressés lui reviennent en mémoire, des arrivées chargées d’émotion, de fatigue, d’envie. Au café il va se commander un mocaccino — encore une odeur du passé — tout en étant surpris de ne pas avoir à se rendre immédiatement après à la porte des départs vespéraux pour Québec ou à celle des petits matins pour Magog.

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