Treize ans et vœux pour notre pays d'accueil, le Quebec
Par Vincent François le dimanche 24 juin 2012, 15:35 - Réflexion - Lien permanent
Il y a exactement treize ans aujourd'hui, le 24 juin 1999, nous avons atterri à Montréal pour immigrer en famille. Sans vouloir refaire un bilan, celui des dix ans reste tellement d'actualité, voici mes vœux pour notre Québec en réveil que nous fêtons aujourd'hui :

- un été québécois, qui suive notre beau printemps érable, avec des élections en septembre,
- des élections qui chassent l'arrogant conservateur Charest et ses indignes petits ministres,
- un gouvernement du Parti québécois (PQ) qui reprenne le projet Maîtres chez nous et s'en serve pour développer un Québec indépendant des ressources fossiles et non-renouvelables, en attendant plus,
- une société qui fasse la part belle à l'éducation de son peuple et qui mette en avant ses valeurs fondamentales pour vivre ensemble sans se laisser piéger par le passé mortifère du néo-libéralisme,
- un ami, Daniel – qui vient d'avoir cinquante ans et qui n'est même pas encore ministre –, qui se fasse élire à cette occasion pour porter ce projet,
- Une Assemblée nationale qui fasse la place aux petits partis – Québec solidaire, Parti vert du Québec, Option nationale – pour que ceux-ci puissent jouer un rôle d'aiguillon et éviter que le PQ ne s'endorme à son tour dans l'immobilisme, le conservatisme et la trahison de l'espoir qui est mis en lui,
- un Québec qui continue de se réveiller et qui serve de modèle aux progressistes du Rest of Canada, aux forces de gauche étasuniennes, françaises, espagnoles, allemandes, tout comme nous ont servi de modèle les mouvements et printemps grecs, arabes, espagnols, français, etc.
- une crise mondiale qui trouve son dénouement dans le refus de payer les dettes de casino contractées par les malades du fric, les banques d'affaires et les autres parasites financiers
- un monde qui remette à plat de nos systèmes d'échanges basés sur une économie circulaire et qui s'appuie – évidence absolue – sur l'écologie et la planification écologique.
- un monde politique démocratique en surface qui n'aille pas chercher son élection ou sa ré-élection dans l'excitation des plus bas instincts humains : guerre en Iran, guerre en Syrie, guerre aux immigrants, guerre aux pauvres, guerres aux faibles, guerres aux différents.
Le soir d'une des manifs nocturnes, que je racontais sur ce blogue, j'ai rencontré Amir Khadir, le députe de Québec solidaire, et nous nous remémorions les discussions que nous avions eues en 2002 en nous réjouissant de voir le chemin parcouru depuis par le Québec sur l'air de « Coudon, qui aurait pu dire que nous verrions ça un jour... »
On le voit. Et c'est pas fini.
Bonne St-Jean, bonne fête du Québec.
Commentaires
Je ne voudrais pas casser tes espérances, mais,
je ne pense pas que le PQ tourne le dos à l’économie libérale.
N’oublions pas que de ses rang sortent Legault et Lucien Bouchard!!!
Et que Bernard Landry a proposé qu’une fois indépendante le Québec adopte… Le dollar américain!!!
Quant à Marois elle a viré du PQ tous les éléments à gauche comme le SPQ libre.
Si la « révolte étudiante » est intéressante et une réelle espérance c’est qu’elle porte en elle de nouvelles formes de politique (démocratie populaire démocratie directe…) On est loin du PQ avec son fonctionnement qui va de haut en bas et une culture du leader tout puissant.
Quant à Daniel Breton, il ne sera pas le seul à qui Maroie a proposé quelque chose pour le faire entrer dans ses rangs. Mais comme ministrable, Scott Mc Kay est avant lui sur la liste!
Je pense et j’espère que si le PQ est le prochain gouvernement, l’élan populaire et la pression de la rue initiée par les étudiants, démarrée sous le régime Charest continuera sous le régime de Marois!!!
Pour qu'on arrive enfin à une nouvelle façon de faire de la politique,
Et de réels changemants.
Bernard, Je suis plutôt d'accord avec toi sur l'ensemble avec de petites différences dans les détails. Je rêve que le PQ ait besoin des petits partis pour gouverner et que la pression populaire se concrétise au-delà du départ de Charest (qui n'est même pa gagné).
Comme je le disais sur FB à un lecteur pour qui Marois n'est pas sa tasse de thé, je pense - depuis la crétion du PVQ - que la politique marche sur deux jambes : une de rêve et de valeurs, une de tactique et de possible.
Évidemment, quand il manque une des deux, c'est du pelletage de nuage ou du cynisme ; quand les deux s'emmêlent, c'est du gâchis aussi.
Aujourd'hui, ma jambe de realpolitik est faite d'un gouvernement péquiste. Mais j'en espère une autre faite d'espoir et de rêve à côté.
This is what one may call a "manifesto"!
One day you could be arrested based on this.
My fearless freedom fighter!