• un été québécois, qui suive notre beau printemps érable, avec des élections en septembre,
  • des élections qui chassent l'arrogant conservateur Charest et ses indignes petits ministres,
  • un gouvernement du Parti québécois (PQ) qui reprenne le projet Maîtres chez nous et s'en serve pour développer un Québec indépendant des ressources fossiles et non-renouvelables, en attendant plus,
  • une société qui fasse la part belle à l'éducation de son peuple et qui mette en avant ses valeurs fondamentales pour vivre ensemble sans se laisser piéger par le passé mortifère du néo-libéralisme,
  • un ami, Daniel – qui vient d'avoir cinquante ans et qui n'est même pas encore ministre –, qui se fasse élire à cette occasion pour porter ce projet,
  • Une Assemblée nationale qui fasse la place aux petits partis – Québec solidaire, Parti vert du Québec, Option nationale – pour que ceux-ci puissent jouer un rôle d'aiguillon et éviter que le PQ ne s'endorme à son tour dans l'immobilisme, le conservatisme et la trahison de l'espoir qui est mis en lui,
  • un Québec qui continue de se réveiller et qui serve de modèle aux progressistes du Rest of Canada, aux forces de gauche étasuniennes, françaises, espagnoles, allemandes, tout comme nous ont servi de modèle les mouvements et printemps grecs, arabes, espagnols, français, etc.
  • une crise mondiale qui trouve son dénouement dans le refus de payer les dettes de casino contractées par les malades du fric, les banques d'affaires et les autres parasites financiers
  • un monde qui remette à plat de nos systèmes d'échanges basés sur une économie circulaire et qui s'appuie – évidence absolue – sur l'écologie et la planification écologique.
  • un monde politique démocratique en surface qui n'aille pas chercher son élection ou sa ré-élection dans l'excitation des plus bas instincts humains : guerre en Iran, guerre en Syrie, guerre aux immigrants, guerre aux pauvres, guerres aux faibles, guerres aux différents.

Le soir d'une des manifs nocturnes, que je racontais sur ce blogue, j'ai rencontré Amir Khadir, le députe de Québec solidaire, et nous nous remémorions les discussions que nous avions eues en 2002 en nous réjouissant de voir le chemin parcouru depuis par le Québec sur l'air de « Coudon, qui aurait pu dire que nous verrions ça un jour... »

On le voit. Et c'est pas fini.

Bonne St-Jean, bonne fête du Québec.