L'article effleure à peine les exercices aériens et montre du bout des lèvres comment les contrôleurs ont pu se trouver mêlés quant à distinguer si ce qu'ils avaient sur leurs écrans radar faisait partie d'un exercice ou constituait la réalité... Un exercice ? Cela fait des années que l'on sait qu'il y en a eu au moins 4 ou 5, ce jour-là, dont :

  • un simulant le détournement de nombreux appareils en l'air, en injectant de faux spots radar,
  • un dirigeant la chasse étasunienne au nord du Canada, pour simuler une attaque de bombardiers russes comme au bon vieux temps de la guerre froide,
  • un exercice anti-terroriste près du port de New-York,
  • un exercice d'alerte nucléaire,
  • il y en avait même un qui consistait à simuler l'écrasement d'un avion sur le NRO (National Reconnaissance Office), à quelques dizaines de kilomètres de Washington, le jour même au matin. Admettez que c'est une sacré coïncidence !

Car quoi de mieux pour laisser une attaque se produire que de la cacher derrière une attaque simulée ? L'attaquant peut se faufiler aisément et les services de secours sont prêts.

En plus, tous ces exercices portaient des noms ressemblant et touchaient des niveaux différents de la défense aérienne et de la protection civile : Global Guardian, Vigilant Guardian, Vigilant Warrior, Northern Vigilance, Tripod. Quelle coïncidence encore !

Et qu'y voit Radio-Canada ? Rien que du pathos et du désordre... On ne creuse rien, même dix ans après.

Pourquoi ressortir tout cela ?

Alors pourquoi ressortir tout cela, me direz-vous. Ceux qui savent, savent ; les autres ont fait la preuve de leur désintérêt depuis le temps qu'ils avaient pour se faire un idée. Il faut passer à autre chose.

Puisqu'anniversaire il y a, il me semble capital de mesurer comment le temps peut avoir si peu de prise sur le mensonge. Comment on peut très bien vivre dans ce mensonge, travailler dans les médias officiels, savoir une partie de la vérité – car tous ces journalistes ne sont pas plus bêtes que leurs lecteurs – et continuer à servir la bouillie intellectuelle qui contribue à maintenir les inégalités, les crimes impunis et surtout les conditions pour que recommence éternellement ce que nous voulons de bonne foi ne plus connaître.

« Plus jamais ça », n'est-ce pas ? Mais continuer à soutenir le mensonge officiel, c'est tout de même assurer que cela recommencera, continuera pareil. Et je parle de futur par effet de style, car ces derniers dix ans sont aussi dix ans passés de crimes, de guerres, de pillages et de mensonges, tous exécutés au nom du 11 septembre 2001 (pas le 11 septembre 1973, j'en reparlerai).

Si on met le WTC à 3000 morts, combien de WTC en Irak, 300 à 400 ? Un peu moins en Afghanistan ? Pour l'instant encore moins en Lybie – oups, pardon, en Lybie, on aide Al-Qaeda à prendre le pouvoir, je me suis trompé !

Mais dix ans après, la même poudre aux yeux médiatique, de l'écume d'événement, juste la crème épaisse d'émotion qui masque à la fois la réalité, les autres tragédies, même si elles sont liées en amont ou en aval et surtout la dignité humaine et le droit à la vérité.

Radio Canada : 11 septembre 2001: des enregistrements relatent la panique dans les airs

Simulation de crash aérien 5 minutes avant l’attentat sur le Pentagone

Reopen 911 : Pour en finir avec ces satanées simulations : les radars du NORAD affichaient de faux tracés tout au long des attaques du 11-Septembre

Wikipedia : United States government operations and exercises on September 11, 2001 (anglais)