L'échappée belle
Par Vincent François le samedi 12 février 2011, 10:00 - Littérature - Lien permanent
Tranche de vie avant un mariage obligé et fuite dans le plaisir simple sur des chemins de traverse sont au menu de cette rafraîchissante balade qu'est mon premier Gavalda.

Une ode à la fraternité ou la sororité comme lien de retrouvailles, comme ressourcement d'amitié : « Aujourd'hui, elle est ma meilleure amie. Ce truc à la Montaigne et la Boétie, vous savez... Parce que c'était elle, parce que c'était moi. Et que cette jeune femme de trente-deux ans soit ma sœur aînée est tout à fait anecdotique. Disons un petit plus dans la mesure où nous n'avons pas perdu de temps à nous trouver. »
Et c'est l'occasion d'évoquer ces amis célèbres : « À elle Les Essais, les super théories, que l'on est puny pour s'opiniaster et que philosopher c'est apprendre à mourir. À moi le Discours de la servitude volontaire, les abus infinis et tous ces tyrans qui ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. À elle la vraie cognoissance, à moi les tribunaux. À nous deux l'impression d'estre la moitié de tout et que l'une sans l'autre ne serait plus qu'à demy. »
Et derrière la balade, on se dit que rien n'a changé – si ce n'est l'orthographe – et que les classiques d'hier sont autant d'appuis solides à notre édification d'aujourd'hui. Exemple : la petite poule rousse du Père Castor ! « C'est beau comme de l'antique ».
Et la musique ! L'histoire est truffée de références musicales qu'on chantonne en lisant sans même avoir à cliquer sur les mots du livre en papier. Vraiment un bon moment de passé dans cette lecture, mais aussi un bon exemple de moments à passer en faisant un pas de côté. Qui m'accompagne ?
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L'échappée belle, Anna Gavalda, Ed. Le dilettante, 2009
Commentaires
merci pour la référence, ça me donne une furieuse envie de le lire. Crawww...
C'est dégueulasse !
T'a pas de droit d'afficher les affaires comme ça.