Je compte déjà le voyage en France en été, dont je relate régulièrement les impressions rapportées sur ce blogue (2008, 2010), le congrès californien CSUN, au mois de mars, par exemple. Désormais, en plus de la rentrée des classes et des fêtes de la Consommation fin décembre, je mets dans ma besace le Festival des films du monde de Montréal.

C'est la troisième année que je le fréquente et le suis avec attention. Je l'avais découvert un peu par hasard auparavant, grâce à ma femme, mais sans en prendre le pouls et en manquant l'aspect ramassé dans le temps. Aujourd'hui j'ai en main mon programme à l'avance et je passe au travers in extenso pour en repérer les films qui vont me tenter.

Quand je dis que le suis avec attention, je dois préciser que je me moque éperdument du classement, de la compétition et même du classement du public et encore plus de savoir si telle ou telle vedette sera là ou pas. Mais pour ceux que cela intéresse, j'ai juste croisé Nathalie Baye. Et Depardieu n'était pas à la présentation de La tête en friche. Et je conserve un beau souvenir de la première présentation de la nouvelle version de Kamouraska, 34 ans après la précédente, en présence des acteurs du film.

Ce qui me plaît beaucoup, c'est de voir des films venus de partout, des films que l'on a pas l'occasion de voir le reste de l'année, qui ne seront pas diffusés, ou sporadiquement, ou ailleurs qu'à Montréal.

Évasion

Au-delà de voir ces films et de les partager – et je reviendrai sur ceux que j'ai vus – ce festival est un moment d'évasion. Tel film passe tel jour à telle heure, éventuellement le lendemain et puis c'est tout. Donc si on veut le voir il faut être en mesure de faire un trou dans son emploi du temps, qui est déjà chargé, pour s'évader à des heures qui ne sont pas les heures de promenade ou de permission. Il y a déjà un évident plaisir dans cette évasion-là.

Et comme cela tombe à la rentrée, c'est le bon moment pour laisser s'affronter les bonnes résolutions de retour de vacances et les réalités de l'emploi du temps qui se charge doucement et assurément.

C'est aussi une évasion vers un autre monde, d'autres styles, des histoires, de l'art, de l'émotion. Et le plus souvent un peu de tout cela, par surprise. N'étant pas un cinéphile averti et ne cherchant pas à l'être, je me laisse d'autant mieux surprendre par les découvertes.

L'année précédente, je voyais déjà ces instants comme des évasions, mais plutôt au sens de fuite. Cette année, je les vois comme des occasions de matérialiser de bonnes résolutions, des façons concrètes de transformer les contraintes, les exigences de mon emploi du temps et de mes responsabilités et me donner le pouvoir de transformer mon rythme de travail et de vie.

Les films

10 films en 8 jours, c'est dense...

  • Corpus
  • Le mariage à trois
  • The singularity is near, a true story about the future
  • L'âge de raison
  • Montréal, 31 fragments d'unité
  • Noe se pode viver sem amor
  • Bibinur
  • Thelma, Louise et Chantal
  • La tête en friche
  • La princesse de Montpensier