À l'opposé, ceux de Montréal sont tellement plus accueillants. Peut-être moins sociaux, notamment ceux des chaînes, mais tellement plus ouverts, plus chaleureux. Ils offrent souvent des espaces variés – tables et chaises d'un côté, fauteuils mous de l'autre, bar et chaises hautes, petite cheminée, éclairages, pour autant d'usages différents.

On y trouve souvent un accès Internet gratuit et la clientèle y discute, travaille, étudie, lit, « surfe ». On y boit des cafés plus ou moins « lattés » des thés plus ou moins « tchaï », avec des tas d'options fouettées, on y grignote des parts de gros gâteaux multi-étagés, des cookies, des muffins et on peut y acheter des tas d'articles autour du café. Et on peut même y tenir des réunions politiques, voire ne rien consommer du tout sans se faire harceler à la parisienne!

On y écoute une musique très variée, souvent un disque complet, et pas nécessairement la pâtée pour chat que crachent les radios commerciales avec leurs abrutissants messages publicitaires en français ou en anglais.

Des lieux, même parfois bruyants – ce bruit ne m'est pas destiné et donc ne me dérange pas nécessairement – où j'aime venir travailler, écrire, où je vois passer la vie, les gens, où je suis le plus souvent incognito, même complétement inconnu et pas nécessairement joignable.

Beaucoup de ces billets ont été écrits en grande partie dans ces cafés montréalais en attente d'un train, d'un rendez-vous.