« Provocation, répression ». Avec un titre accrocheur, faut-il vraiment jouer les étonnés devant les réactions outrées?

Au-delà de ce petit jeu entre la provocation et la réaction, j'ai tout de même l'impression que vous allez chercher un peu d'écume superficielle de la communication présidentielle française pour y déceler une tendance de fond, un décalage et en faire un article.

Malheureusement la politique, en France par exemple, n'est plus qu'une question de communication, d'effets d'annonce et la sortie orchestrée de thèmes (qu'on appelle aussi faussement « débats ») qui servent de chiffons rouges agités pour ne pas parler de la gestion du pays, de la politique étrangère, des rapports sociaux, etc.

Et à ce titre, Sarkozy est excellent; un excellent communicateur, un excellent fossoyeur de la chose publique, de la démocratie et de ses combats.

Et ce n'est pas en mettant bout à bout les enfumages que vous - ou Philippe Cohen - construirez un personnage crédible, de gauche ou non.