Peut-être est-ce pour avoir tiré assez peu de missiles sur les civils dans les zones tribales au Pakistan? Pour n'avoir pas levé le petit doigt lors des massacres de Gaza?

Peut-être est-ce parce qu'il est le chef d'état d'un pays pacifiste? Le plus gros fournisseur d'armes du monde, le plus gros budget militaire du monde et de l'histoire de l'humanité, un budget 20 fois plus important par tête de pipe que le reste de l'humanité...

Peut-être aussi pour avoir prévu d'éventuellement, un jour, fermer les prisons honteuses de Guantanamo, Abou Ghraïb ou autre et en punir les tortionnaires et leurs chefs.

Peut-être va-t-il lancer une véritable enquête sur les mensonges des attentats du 11 septembre 2001? Hé hé...

Peut-être alors pour le rôle des États-Unis dans le Conseil de sécurité de l'ONU, le petit cénacle qui regroupe le cartel des fournisseurs de 90 % des armes vendues dans le monde...

Non, j'ai compris, on lui donne le Nobel car en 8 mois de présidence, il n'a pas encore agressé de nouveau pays, comme l'Iran et n'a pas non plus laissé Israël se lâcher dessus... Ce n'est pas rien, on est passé tout proche ces dernières années. Il n'a pas non plus envoyé de troupes au Honduras soutenir les putschistes, ni appuyé de coup d'état sud-américain.

Ou alors, plus probable, l'Obamania n'a rien à voir avec le bel espoir suscité par l'élection d'un chef d'état responsable à la tête d'un pays qui deviendrait ainsi respectueux des autres et de la planète commune, mais est une maladie qui attaque directement les capacités de discernement au risque de banaliser tout et son contraire.

On peut donc attendre prochainement son prix Nobel de littérature, celui de mathématiques et très certainement son titre de Miss Univers...

Petit mise à jour suite à lecture de l'article du Monde : Barack Obama, Prix Nobel de la paix : les raisons d'un choix :

Les premiers conseillers qui ont appris la nouvelle, à l'aube, ont cru qu'on se moquait d'eux (..) Il a dit qu'il acceptait avec une profonde humilité, ce prix qu'il ne "mérite pas". Habilement il a glissé qu'il était "le commandant en chef d'un pays qui a une guerre à terminer". Autrement dit, il ne se laisserait pas enfermer par un prix fut il consacré à la paix.