Le président de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) rédige un rapport très opposé au projet de loi de contrôle de l'Internet Hadopi. Comme son rapport n'est pas favorable, le gouvernement ne le publie pas. C'est déjà pas mal drôle. Le chien de garde des libertés aboie, exactement dans le cadre de son mandat, alors on le fait taire, simplement.

Mais le plus drôle, c'est que ce même président de la CNIL, signataire du rapport contre la loi, non content de ne pas s'offusquer de se faire taire, est aussi sénateur. Et donc, il vote POUR le projet de loi ! Tordant, non ?

Nous payons donc une commission dont les avis sont non seulement ignorés, mais celui qui les signe, contre, vote pour... Après le parlement croupion, nous avons la commission croupion. Si les contre-pouvoirs avaient une quelconque utilité en démocratie, ce serait grave, mais mieux vaut en rire, non ?

Les détails sont sur ce blogue du Monde qui reprend un article du Canard Enchaîné.