Depuis 2002 que je suis de prêt les tenants et aboutissants des mensonges et des crimes entourant les attentats du 11 septembre 2001, il était très plaisant de voir et de rencontrer des inconnus se posant les mêmes questions, avec le même respect pour la vérité et les valeurs de la démocratie.

Le film n'est pas, à mon avis, le meilleur sur le sujet, notamment à cause d'une musique électro omni-présente et usante, mais le contenu, les choix d'extraits, les animations en 3D sont excellents.

Suite au film, une période de question uniquement en anglais m'a permis d'apprécier la mesure et le respect des promoteurs du film. Comme je le fais moi-même régulièrement quand j'aborde cette question avec d'autres, ils ont su bien marquer la frontière entre les faits - qui invalident la version officielle - et les spéculations - qui sont d'une autre nature et peuvent même nuire à la dénonciation.

C'est une séparation qui paraît évidente présentée comme cela, mais qui ne l'est pas immédiatement lorsqu'on parle à un auditoire qui découvre, avec incrédulité et scepticisme - le dossier. Sur ce sujet comme sur d'autres sujets politiques, les débats ont souvent lieu entre des gens au courant qui dénoncent une monstruosité et d'autres qui, par paresse, peur ou conformisme, non seulement ne connaissent rien au dossier mais se contentent de nier ou déconsidérer la nouvelle.

D'ailleurs, je reste toujours surpris de voir comment l'ignorance d'un sujet donne à l'ignorant une propension à nier ce qu'il apprend en le mettant en doute au prétexte qu'il manque tel ou tel détail, tel cas concret, tel texte. La discussion achevée, il n'ira pas non plus vérifier ce qu'il a entendu et il n'est même pas sûr qu'il portera attention aux éléments qu'on lui aura fait parvenir par courriel ou coupure de journaux pour étayer le propos... Ma naïveté me laisse pourtant croire que l'ignorance pourrait avoir au moins cette vertu : l'envie de se mettre au courant...